Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 15:31

Salaire des profs: les vacances ont bon dos

Bonnet d'âne - Blogueur Associé | Mercredi 16 Juin 2010 à 17:01


Jean-Paul Brighelli rappelle que les longues vacances valent aux enseignants d'être payés deux mois de moins que les autres fonctionnaires de grade équivalent. Le décret date de 1946. Depuis, les choses ont changé, la charge de travail s'est alourdie pour les profs. Mais le salaire, lui, est toujours amputé.



« Engagez-vous, rengagez-vous », qu’ils disaient…
« Oui, M’sieur… Qu’est-ce que je gagne, M’sieur ? »
« Bac + 5 ? Disons… 1310 € pour commencer, que vous soyez instit ou certifié… »
« Heu… Je viens de passer l’agrégation, M’sieur… Bac + 6, M’sieur… »
«  Alors… Si vous êtes agrégé, 1423 €. 1423 ! Hein ! C’est pas beau ? »
« Et… Des avantages ? Des primes ? Des tickets-restaurant ? Un treizième mois ? »
« Vous n’y pensez pas ! Vous avez la vocation, vous — c’est déjà quelque chose… Et puis il y a les vacances…
Et les vendanges.
»

Parlons-en, des vacances : c’est à cause de ces trois mois de vacances que le décret du 10 juillet 1946, concluant sur les délibérations des 6 janvier 1945 et 11 avril 1946, a fixé le traitement des enseignants au 10/12ème de celui des autres fonctionnaires de grade équivalent. Agrégé, dites-vous ? Vous aviez rang de colonel, et vous voilà ‘pitaine…

Ah, 1945… Grande année pour les vins… C’est même à cause de la vigne que votre salaire est calculé sur 10 mois — 10 mois répartis sur 12 : en ces temps-là, dans une France qui restait fondamentalement campagnarde, les grandes vacances allaient de fin juin à fin septembre — fin septembre ! — afin que les gamins et leurs maîtres (il y avait alors bon nombre d’instituteurs-vignerons) participent aux vendanges… Si, si, ce fut le motif officiel ! Trois mois pleins, à une époque où les congés payés, dans le reste du pays, n’excédaient pas trois semaines…

Heu… Oui, M’sieur… Mais voilà : aujourd’hui, les congés payés, ce serait plutôt six semaines. Sans parler des RTT. Et ceux des enseignants, l’été, moins de deux mois, si l’on tient compte des examens qui débordent allègrement sur juillet, et des pré-rentrées qu’il faut bien assurer. Moins de deux mois pour préparer ses cours — parce que nous appartenons à un monde bizarre où l’on ne s’arrête pas de travailler, où l’on amène ses copies à la maison, où l’on est bien obligé de se tenir au courant, sous peine de se retrouver rapidement obsolète… Et on ne complète pas nos revenus avec le produit des vendanges… D’ailleurs, combien d’enseignants aujourd’hui seraient capables de différencier, à vue d’œil, un chardonnay d’un sauvignon, un carignan d’une syrah ?

Mais les salaires, eux, en sont restés aux 10/12ème. Pour rattraper ne serait-ce que le reste de la fonction publique (et je ne parle même pas du privé, où l’on gagne un peu plus, à ce niveau de qualification…), il faudrait qu’un débutant touche, en fin d’année, les deux mois manquants. Soit 2620 euros.

Alors, les récentes augmentations proposées par Luc Chatel sont très loin du compte. 157 € nets par mois, a annoncé le ministre, pour un instit ou un Certifié. Cocagne !

Désolé : il manque 2463 euros. Pourquoi diable croyez-vous que malgré des lois restrictives, qui interdisent à un fonctionnaire de cumuler deux salaires, tant d’enseignants se vendent aux cours particuliers, et pour des gratifications de misère, autour de 10 euros de l’heure — qui permettent à Acadomia de flamber en Bourse, je suis bien content pour eux…

18h avec les élèves mais 39 heures effectives!

C’est de cela que l’on devrait parler, quand on parle revalorisation. La vraie « revalo », ce serait d’exiger la fin de cette ponction « viticole », de cette vendange qu’opère la rue de Grenelle dans nos traitements. Deux mois de salaire de moins par an, sur quarante ans de service, en mettant, l’un dans l’autre, le salaire moyen d’une carrière à 2000 euros par mois, (Byzance !) ma foi, ça permettrait de s’acheter… quelques arpents de vigne.

Alors, M’sieurs-dames des syndicats, vous qui savez, mieux que le ministre, qu’il y a aujourd’hui une crise des « vocations », vous qui savez que des concours qui attiraient il y a dix ans 10 ou 12 000 candidats n’en rassemblent pas plus du tiers aujourd’hui, qui n’ignorez pas, de surcroît, que les conditions de travail se sont sérieusement dégradées, et que la « prime de ZEP » ne compense pas les crachats jetés sur l’enseignant montant chaque jour au calvaire de son collège, voilà un vrai cheval de bataille : je réclame pour chaque enseignant en fin de carrière les 160 000 euros (minimum — j’ai calculé très juste, mais je ne voulais pas charger la barque) qu’a retenu le gouvernement pour cause de vendanges qui ne se font plus. Et pour ceux qui entrent dans la carrière, là, tout de suite, un salaire calculé sur 12 mois — c’est la moindre des choses, à l’heure où il est fortement question, au nom des « rythmes scolaires », de raccourcir encore les vacances d’été, et de rogner sur les autres.

« Oui, justement, dit monsieur Bidochon, opportunément entré dans la conversation. Il y a les autres ! Quinze jours par ci, quinze jours par là ! Vous croyez que j’y ai droit, moi ? »

« Triple buse — restons correct —, les vacances d’hiver ont été inventées pour que les hôteliers de montagne remplissent leurs stations. C’est même l’unique justification des « zones ». Inventées pour que les enseignants aient l’opportunité d’aller claquer à la neige les émoluments considérables que leur octroie le ministre. Et, accessoirement, pour que les enfants de Bidochon se reposent des fatigues excessives que leur occasionnent des programmes forcément surchargés, sans parler du stress d’un système forcément élitiste. Et faut-il que je te rappelle, crétin patenté, que nous travaillons tous, pendant les vacances ? Que le ministère même, qui sait compter — ô combien ! — sait que les 18 heures passées devant les élèves par un enseignant lambda correspondent à 39 heures effectives — pas 35 ! Nous devrions demander le paiement de ces heures sup’, tiens ! Mais allez, je te les offre — je les offre à la nation, qui est encore pour nous quelque chose, parce que c’est son futur que nous bâtissons tous les jours. »

M’sieur le ministre ! La prime de 160 000 euros aux 300 000 enseignants du baby-boom qui vont partir à la retraite dans ces prochaines années ! Tout de suite ! Et un treizième et un quatorzième mois pour tous les autres — comme à la Banque de France, autre service d’Etat.
Tout de suite.
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 15:52
Grèce: la justice annule les deux premiers mariages homosexuels

5 Mai 2009

Le tribunal de Rhodes a annulé les deux seuls mariages de couples homosexuels célébrés en Grèce, ont annoncé mardi les autorités grecques.

Les deux couples - deux hommes et deux femmes- se sont servis d'une imprécision dans une loi votée il y a 26 ans, qui ne spécifiait pas le sexe des mariés dans les unions civiles. Les cérémonies ont été célébrées en juin 2008 par le maire de la petite île de Tilos, dans la mer Egée.

L'affaire a provoqué la colère des représentants de l'Eglise orthodoxe, très puissante en Grèce, un évêque conservateur allant jusqu'à dénoncer des mariages de "couples humanoïdes".

Le gouvernement a immédiatement déclaré illégales les deux unions, et un procureur a porté l'affaire devant le tribunal de Rhodes pour les faire annuler.

"Malheureusement, nous ne connaissons pas encore les arguments du tribunal", a déclaré l'une des personnes concernées, Evangelia Vlami, à l'Associated Press. "Mais nous ne prêtons pas tant d'attention que ça aux motifs, le point essentiel est que la décision du tribunal ne protège pas nos droits", a-t-elle poursuivi.

Les deux couples ont décidé de faire appel, a indiqué mardi leur avocat, Vassilis Heirdaris.

"Nous pensons (que la cour d'appel) jugera des relations humaines basées non sur des formalités mais sur une réalité contemporaine", a ajouté Evangelia Vlami, se disant prête à porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'homme. "Nous pensons que notre mariage est valide", a-t-elle insisté. "Nous savions que ce serait un long combat, mais nous avons de la patience".

En Europe, les mariages de couples homosexuels sont autorisés en Suède, aux Pays-Bas, en Norvège, en Belgique et en Espagne.

Associated Press
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Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /Fév /2009 11:21
Vous rappelez vous de la Birmanie? Ce pays où eurent lieu de très importantes manifestations l'année précédente, où nous vîmes via les journaux télévisés ces files de moines protestants contre le pouvoir (dictature militaire) établi.

Voici un article récent du Monde :


"Les boat people rohingyas continuent d'affluer en Indonésie et en Thaïlande.
Article publié le 04 Février 2009

Cette minorité n'est pas reconnue comme une ethnie en Birmanie. Malgré le refus de la Thaïlande et de l'Indonésie de les accepter, les Rohingyas, groupe ethnique musulman persécuté en Birmanie, continuent de fuir par la mer via le Bangladesh au péril de leur vie. Mardi 3 février, la marine indonésienne a annoncé avoir recueilli 198 hommes dans un état d'extrême faiblesse au large d'Aceh, à la pointe nord de l'île de Sumatra. A court d'eau et de vivres, debout sur une barque de 12 mètres de long, les rescapés ont déclaré errer en mer depuis trois semaines et avoir perdu 22 de leurs compagnons d'exil. Ils ont été hospitalisés à Aceh. "

Ce bref article me permet de constater que le poids des médias est très fort dans nos sociétés occidentales. Nous nous prétendons bien informés. Cela est rarement le cas, nos vies suivent le flot d'informations que nous recevons. Rare sont ceux qui poursuivent d'eux même l'information reçu initialement.

Les médias respectent aujourd'hui la voie de l'éditorial, du plus parlant et du plus vendeur. On suit la voie du phénomène vaste et parlant sans forcemment aborder les problèmes de fond et de réaliser un suivi approfondi des informations, se limitant à une histoire de l'évènement.
Un journalisme touristique.


Fanfan

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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 18:01
Information anecdotique qui fait figure de piqure de rappel dans un contexte de crise mondial où le sort du Tibet est bien éloigné des médias, contrairement à 2008, avant les JO de Pékin.


En Chine, les autorités renforcent les contrôles sur les zones tibétaines

LE MONDE | 14.02.09 | 13h52  •  Mis à jour le 14.02.09 | 13h52



 

Des moines tibétains surveillés par des agents de sécurité, le 11 février.

AP

Des moines tibétains surveillés par des agents de sécurité, le 11 février.

Pékin Correspondant

A l'approche du 50e anniversaire de la fuite du dalaï-lama, qui prit la route de son exil indien le 10 mars 1959 après un soulèvement antichinois dans Lhassa, les autorités de Pékin ont entrepris de boucler à nouveau les zones tibétaines.

Répondant aux inquiétudes du dalaï-lama qui, lors d'un passage en Allemagne, le 11 février, avait déclaré que des "explosions de violence peuvent survenir à tout moment au Tibet", la porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Jiang Yu, a déclaré, jeudi 12 février, que "la situation est stable" dans la région.

Pour Pékin, il s'agit d'empêcher que cet anniversaire des plus sensibles ne fournisse un prétexte à de nouvelles émeutes, comme cela avait été le cas en 2008 lorsque, le 14 mars, des manifestations de Tibétains dégénérèrent en violences antichinoises dans Lhassa. Il s'agit également, pour le pouvoir, de veiller à ce que les journalistes étrangers n'approchent pas du Tibet et des régions avoisinantes.

De grandes parties des districts ou préfectures de peuplement tibétain des provinces du Gansu, du Sichuan et du Qinghai ont ainsi été déclarées zones interdites aux étrangers, rapporte l'agence Associated Press (AP), citant des autorités locales. Récemment, une équipe de télévision française d'Hikari Productions, basée à Pékin, a été raccompagnée manu militari en voiture de police alors qu'elle venait d'arriver dans la ville de Xiahe, où se situe le grand monastère de Labrang, et qui fut, l'année dernière, le théâtre d'une manifestation de Tibétains. L'agence AP cite un officiel du bureau du tourisme de la "préfecture autonome de Gannan", au Gansu, précisant que la région sera fermée aux étrangers jusqu'à la fin mars.

Le Tibet proprement dit, la "Région autonome du Tibet", est quasiment interdit en permanence pour la presse étrangère, à l'exception, comme cela a été le cas cette semaine, de voyages encadrés. Questionnée sur les difficultés faites aux journalistes, Mme Jiang a admis : "il est exact qu'il est désormais plus difficile pour certains journalistes de se rendre au Tibet", ajoutant "mais cela n'est pas de notre faute et c'est une situation qui ne nous plaît pas"...

Un correspondant de l'agence Reuters, qui faisait partie du voyage organisé à Lhassa, raconte que pour de nombreux résidents han (ethnie chinoise) ou hui, une ethnie musulmane nombreuse au Tibet, la vie à Lhassa est de plus en plus difficile. Depuis les violences de l'année dernière, le tourisme a plongé et le commerce s'en est ressenti.

Au point que de nombreux migrants établis sur place songent désormais à quitter la ville. "Je ne peux pas oublier ce qui s'est passé l'année dernière quand les Tibétains ont attaqué des Han et je vais partir", a déclaré au journaliste de Reuters un commerçant chinois.

L'agence de presse chinoise Xinhua ("Chine nouvelle") a, de son côté, annoncé, 11 février, que 76 personnes accusées d'avoir participé aux émeutes de mars 2008 ont été condamnées à des peines de prison, sans en préciser la durée. En novembre dernier, les autorités avaient déclaré que 55 personnes avaient fait l'objet de peines variant de trois ans à la détention à perpétuité pour "vols, destructions et atteintes à l'ordre public" lors des violences du 14 mars.

Selon les autorités, 19 personnes ont été tuées durant les troubles. Chiffre contesté par les informations émanant des cercles du gouvernement tibétain en exil en Inde, pour qui le nombre de moines, de nonnes et de laïcs tibétains morts durant la répression est bien supérieur.

Lors d'une conférence de presse à Lhassa, le 10 février, un haut responsable du parti communiste pour la "région autonome", Nyima Tsering, n'avait pas donné de détails sur les dernières condamnations, mais avait estimé que le gouvernement s'était montré magnanime à l'égard d'un grand nombre parmi les 950 personnes arrêtées à la suite des émeutes : "nous avons veillé à rester très modérés", a-t-il déclaré.

Les médias locaux ont, pour leur part, annoncé que, depuis décembre, des dizaines de personnes ont, de nouveau, été arrêtées pour "avoir soutenu la cause indépendantiste, répandu des rumeurs et fomenté des troubles".

Bruno Philip

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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 14:59
L'utilisation de produits chimiques et toxiques n'est pas seulement réalisée dans certains aliments (Mélanine en Chine), les médicaments sont aussi touchés :

Un médicament frelaté tue au moins 84 enfants au Nigeria

LEMONDE.FR | 11.02.09 | 12h27

Quatre-vingt-quatre enfants sont morts au Nigeria au cours des trois derniers mois après avoir absorbé un médicament dentaire, a indiqué vendredi 6 février le ministère nigérian de la santé. Les victimes sont des enfants âgés de deux mois à 7 ans. Un responsable du ministère a précisé que les autorités sanitaires avaient retiré de la circulation le produit responsable, un sirop au paracétamol frelaté appelé My Pikin ("mon enfant", en dialecte local). Ce sirop était notamment recommandé pour les enfants en train de faire leurs dents, afin de soulager les douleurs de gencive. L'Agence nationale pour l'alimentation, l'administration et le contrôle des produits pharmaceutiques du Nigeria (Nafdac) a procédé en novembre à la fermeture du fabricant nigérian de ce produit après la mort de vingt-cinq enfants qui l'avaient utilisé.

"IL EST À REDOUTER QUE D'AUTRES ENFANTS SOIENT MORTS"

"Pour l'instant le bilan est de quatre-vingt-quatre morts. Mais en raison de l'illettrisme et du fait que beaucoup de personnes pratiquent l'automédication faute de pouvoir se payer les hôpitaux, il est à redouter que d'autres enfants soient morts dans des villages sans que les décès soient rapportés", explique Abubakar Jimoh, le porte-parole de la Nafdac. Le sirop était coupé avec du diéthylène glycol, un produit chimique utilisé dans le liquide de freins et le liquide de refroidissement des moteurs. Les propriétaires de Barewa Pharmaceuticals, producteur du médicament, ont été arrêtés, ainsi que ceux de la compagnie Tranxell qui avait fourni les produits toxiques incorporés au sirop. Ce que redoute désormais la Nafdac, c'est que Tranxell ait vendu les mêmes produits à d'autres laboratoires. "Nous essayons actuellement de nous en assurer et par précaution, nous avons recommandé à tous les parents d'éviter pour l'instant tous les sirops au paracétamol et de se rabattre sur des comprimés, le temps de mener l'enquête", a précisé M. Jimoh.
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /Fév /2009 17:57
"L'insatisfaction est le fait d'avoir toujours envie d'obtenir quelque chose que l'on a pas. Le bouddhisme pousse plus loin dans le sens où cette insatisfaction serait comme un vide en nous que nous ne pourrions pas accepter et que nous essayons donc de combler, de remplir en vain. Pourquoi en vain ? Tout simplement parce que ce manque, ce vide est essentiel à notre fonctionnement, sans celui-ci nous ne pourrions fonctionner, nous ne pourrions être. Et paradoxalement, c'est ce vide qui nous met en activité et peut nous provoquer des désirs et des envies, ce qui reste une aspiration correcte tant que cela ne devient pas névrotique au final."

Repris d'un article d'Hezekiel sur le perfectionnement.
Arishem
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 12:29

2
9 796 reconduites à la frontière en 2008. C'est la "performance" affichée, mardi 13 janvier, par Brice Hortefeux qui, avant d'être promu dans les prochains jours, ministre des affaires sociales, a dressé le bilan de son action à la tête du sulfureux "ministère de l'immigration et de l'identité nationale".
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 12:09

Par Cédric Kalonji | Journaliste | 12/01/2009 | 12H33

Au restaurant universitaire Gauthier-de-Châtillon, à Lille (Cedric Kalonji)

Cette inscription, je l’ai trouvée derrière la porte des toilettes du restaurant universitaire de la rue Gauthier-de-Châtillon, à Lille, où je vais déjeuner tous les midis. « Il y a trop de nègres en France… Au bateau… » J’aurais bien voulu répondre à l’auteur de ces écritures, mais la difficulté c’est qu’il n’a pas signé, ni laissé d’adresse à laquelle on pourrait le joindre.

J’entreprends donc de lui répondre ici, et par la même occasion à tous ceux qui se posent des questions sur la présence de gens comme moi en France.

Je vais commencer par raconter une histoire. Elle est longue et complexe mais je vais essayer de l’écourter.

Il y a plusieurs années, alors que mes aïeuls étaient tranquilles dans leurs huttes en Afrique, ils ont vu venir des visiteurs un peu bizarres. A l’époque, ils ignoraient tout de l’existence d’autres continents et d’autres peuples.

Pris de peur, croyant au départ qu’il s’agissait de leurs parents morts qui revenaient à la vie (vu la dépigmentation de leur peau, résultat d’un séjour prolongé sous terre), ils n’ont pas résisté et ont été obligés d’accueillir ces hôtes sans leur demander de visa. Et puis, comment résister en voyant bien que les visiteurs avaient des armes beaucoup plus puissantes? Ces convives, on les appellera plus tard « colons ».

Malgré quelques problèmes, la cohabitation s’est plutôt bien passée. Nos amis les colons ont dit à mes ancêtres qu’ils étaient ignorants et qu’ils devaient abandonner leurs habitudes pour apprendre de nouvelles choses. Il n’était plus question de se promener nu, mais il fallait s’habiller en chemise, pantalon et autres. Il fallait aussi apprendre à lire et écrire, manger avec des couverts sur une table…

Mes aïeuls ont dû abandonner leurs huttes pour construire des villas en matériaux durables. Ils ont aussi adopté le Dieu des colons, abandonnant les prières adressées aux ancêtres.

A cette époque, l’Africain qui s’habillait, qui marchait et qui mangeait comme le colon était appelé « civilisé ». Celui qui résistait était appelé « sauvage » ou « indigène ».

Beaucoup plus tard, lors de l’Exposition universelle parisienne en 1889, les 400 indigènes du village nègre étaient l’attraction principale et furent visités par 28 millions de personnes. Futés, profitant de ces voyages, mes indigènes d’aïeuls ont retenu le chemin qui conduit au continent européen.

Depuis, le secret fut transmis de père en fils, dans un strict respect de la tradition orale. Bon nombre d’africains veulent eux aussi visiter le continent européen, y vivre et parfaire l’apprentissage débuté par leurs ancêtres.

Cette cohabitation a fait du colon et de l’indigène des amis aux destins indissociables. Même si le colon a changé les règles et introduit les visas et l’immigration choisie, l’indigène ne se décourage pas.

Ils sont nombreux, des frères et sœurs indigènes à traverser la mer en pirogue pour arriver en Europe, exactement comme le colon lorsqu’il est arrivé chez nous.

En conclusion, pour répondre à la question de savoir pourquoi il y a trop de nègres en France, la réponse est: on vous aime les français et on aime votre pays. Malgré le durcissement des conditions et la fermeture des frontières, notre amour pour vous est tellement fort que nous trouvons toujours le moyen de contourner les obstacles et venir vous visiter.

Photo: au restaurant universitaire Gauthier-de-Châtillon, à Lille (Cedric Kalonji).


Par Fanfan
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Mardi 25 mars 2008 2 25 /03 /Mars /2008 23:29
Courte vidéo tremblante sous le vent puissant des Hautes Terres d'Ecosse (en août 2005).


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Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /Fév /2008 22:08

 

Le Deuxième sexe”?

      « On ne naît pas femme, on le devient »

Citation de Simone de Beauvoir dans son essais Le Deuxième Sexe.

Au sens large, le sexisme est l'idée selon laquelle les caractéristiques qui dissocient le genre masculin du genre féminin, impliquent la nécessité d'attribuer des rôles dans la société, dans la famille et dans l'entreprise en fonction de ces genres. Il y aurait ainsi des professions réservées aux hommes et d'autres aux femmes, de même que dans la famille les tâches ménagères ou parentales seraient également sexuées.

L'expression « on le devient » cache là, tout un processus de socialisation par la mise en contact d'agents et d'instances qui participent, guident et éduquent l'incorporation de normes et de valeurs à l'enfant. Cette citation dénonce aussi une sorte de socialisation du sexisme.

En effet cette socialisation ne se borne pas à une éducation enfantine, elle perdure sur le temps long d’une vie humaine. Elle empêche certaines femmes de se rendre compte elle-même du réel machisme ou des inégalités que la société leur fait subir. Deux exemples vous seront peut-être plus probant.

Premier exemple, on ne frappe pas les femmes. Cette remarque semble encore acceptée de tous, mais quel en est l’interprétation ? Bienveillance humaine, ou reconnaissance d’une différence des sexes ?

Second exemple. Tenir la porte aux femmes est encore courant et cet acte est souvent interprété comme un acte de galanterie, et ce qu’il soit volontaire ou non. Là encore, s’agit-il d’une simple générosité humaine, ou bien d’un machisme dissimulé, afin d’affirmer la dépendance de la femme envers l’homme ?

Posez vous donc ces questions. Le sexisme est encore bien ancré dans les sociétés et dans ses mœurs.

On ne naît pas homme ou femme, mais on naît de sexe masculin ou de sexe féminin. Etre homme ou femme sont des rôles sociaux que notre société octroie. Cela se fait par exemple à travers l'attribution de jouet spécifique à l'enfant, comme une voiture pour les garçons ou une poupée pour les filles. Cela stimule ainsi certain aspect de la vie qu'ils/elles retrouverons plus tard, comme réparer, entretenir sa voiture pour un homme ou s'occuper et pouponner son enfant pour une femme.

Il n’y a pas de deuxième sexe de la même manière qu’il n’y a pas de premier sexe ! Il y a deux sexes à part égale, sans distinction quelconque.

Si changement il doit y avoir, si évolution il y aura, la femme ne sera pas au premier rang , mais elle sera au même rang que l’homme ou plutôt ce dernier sera au même rang que celle-ci. Tant que les élites en tout genre n’auront pas assimilé que la femme est l’égale de l’homme en tout point, l’anti-sexisme continuera son combat jusqu’à ce que la société change!!!

Ce n’est pas seulement un regard envers la femme qu’il faut changer, c’est également le système dans lequel nous vivons, nos normes et nos valeurs! En soit, un travail de longue haleine qui ne se fera pas sans la participation individuelle de toute les populations, masculines, féminines, populaires, bourgeoises.

L’anti-sexisme n’est plus nouveau, mais le combat continu.

Eleonor (avec la participation de Fanfan)

 

Par Fanfan
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